Les travailleurs sont repartis mais les retraités ne sont pas pressés de rentrer. Avec Michèle et Philippe nous sommes allés jusqu'à Cherbourg.
Ce soir, nous dormirons à côté du port.
On reconnaît bien les belles lumières du Cotentin.
C'est ici que le Titanic fit sa dernière escale avant sa grande traversée inachevée...
A l'époque, Cherbourg était une étape incontournable des traversées transatlantiques. Son immense rade artificielle était l'un des rares endroits capables d'accueillir des bâtiments aussi gigantesques.
La région n'est pas forcément plate.
Basilique Sainte Trinité
Le ciel s'est couvert
et par moments il crachine.
Bon aller,
on rentre s'abriter.
Lundi 14 septembre : visite de la cité de la Mer.
Le plus étonnant est la visite du sous-marin nucléaire Le Redoutable.
N'ayant pas assez de recul, je n'ai pas pu prendre en photo les quartiers des marins, mais c'est franchement spécial de vivre dans une telle promiscuité. Perso, je n'aimerais pas du tout...
Ah ces jeunes et leur téléphone !!! 😄
Côté exposition sur le Titanic, c'est décevant. Il n'y a vraiment pas grand chose.
Là c'est l'une des suites du paquebot.
Par contre le petit aquarium est très bien présenté.
Après déjeuner, Michèle suggère que nous restions une journée supplémentaire pour nous permettre de profiter de la pointe du Cotentin.
Très bonne idée !
Quelques recherches sur Internet plus tard, nous posions nos sacs à Urville-Naqueville avant de nous retrouver au belvédère de Landemer et sa superbe vue panoramique.
Nous longeons la côte : voici le Manoir du Tourp.
Le port du Hable à Omonville-la-Rogue.
Port Racine sous la pluie qui heureusement ne durera pas.
Mais vous rappelez-vous que Philippe a emporté son paramoteur ?
Après une rapide prospection, il décide de tenter un décollage au site de parapente des Pierres Pouquelées.
Le petit vent qui va bien est là
et la vue est magnifique avec cette superbe lumière de ciel.
Nous observons les parapentistes évoluer un petit moment
puis Philippe se décide à y aller à son tour.
J'avoue qu'à l'instant, je l'envie...
Il va devoir ne pas revenir trop tard, le ciel se referme et la pluie pourrait revenir.
Et effectivement, le revoilà.
Il va falloir viser juste pour l'atterrissage.
Nickel !
Heureux le gars ! ☺
Mardi 15 septembre : nous reprenons la route de la côte avec le phare de Goury et son petit port.
L'endroit est très joli.
Immenses étendues de fougères déjà toutes sèches sur Laye.
Le Nez de Jaubourg où nous marchons un peu malgré une petite bruine.
Petit trou de lumière éphémère.
Les dunes de Biville.
Elles sont bien plus belles sous le soleil mais ce n'est pas pour maintenant.
Courageusement Michèle et moi mettons les pieds dans l'eau, mais elle est froide et la pluie tombe de plus en plus fort.
Nous rebroussons chemin pour cette fois rentrer chacun chez soit.
Contente de cette petite escapade avec nos amis. Merci pour leur très sympathique compagnie.
Depuis le Mont Saint Michel en 2023 je n'avais pas organisé d'autre week-end avec les potes Paradinair. Mais comme nous prenons toujours plaisir à passer du temps ensemble, en cette fin d'été j'ai eu envie de faire une nouvelle sortie mais sans prévoir de vols paramoteur. Juste pour nous retrouver dans un endroit sympa.
Non seulement certains ont vendu leur matériel mais pour la majorité des autres dont moi, j'estime que nous n'avons pas assez pratiqué ces derniers temps pour décoller sur des terrains inhabituels.
Cela me stresserait trop et je ne profiterais pas pleinement du week-end.
Jean-Michel et moi laisserons donc nos machines à la maison. Seul Philippe apportera son Eclipse en espérant trouver un déco, sachant que la météo s'annonce plutôt incertaine.
Peu importe, nous sommes certains de quand même voler dimanche matin 😊
5 chambres, un grand salon, une cuisine, une arrière cuisine et une cuisine d'été avec cheminée pour les grillades, 2 salles de bains et 2 WC indépendants. De quoi caser tout mon petit monde correctement.
A l'étage toutes les pièces communiquent, c'est assez atypique.
Au début je m'y perdais mais nous avons quand même réussi à organiser les couchages de manière à ce que personne ne gène personne.
Voici un petit aperçu. J'adore le style.
Le grand salon du rez-de-chaussée avec un piano.
La grande table autour de laquelle nous pourrons tous nous asseoir.
Pas mal non ?
Bruno, Philippe et Michèle sont arrivés. Après avoir inspecté ensemble les lieux, on s'occupe en attendant l'arrivée de Jean-Michel et sa petite famille.
Tranquilles les gars ?
Ca y est Jean-Michel, Annabelle et Clarisse nous ont rejoints.
Après un nouveau tour du propriétaire et un joyeux papotage, il est temps de passer aux choses sérieuses.
A table !!!
Samedi 12 septembre :
Pas besoin de se lever tôt, pas d'appréhension à savoir si le décollage va bien se passer, juste prendre le temps de se réveiller sereinement après dissipation du brouillard.
Pas de verrou dans les WC du rez de chaussée ? Pas grave, un torchon en signe d'occupation fera l'affaire 😄
Nous nous rendons à Utah Beach.
Pas très fan de ce genre de "souvenirs" (je trouve ça trop poignant) je préfère longer la plage les pieds dans l'eau en attendant les copains et copines.
La mer est d'huile.
J'ai alors une grosse pensée pour ma copine Sandrine car malgré la température de l'eau un peu fraîche, nous nous serions très certainement baignées toutes les deux.
Malheureusement, elle est de garde à l'hôpital ce week-end et ne peut donc pas être parmi nous. Dommage...
Les îles Saint Marcouf au loin.
En regardant bien cette photo (celle au-dessus) je m'aperçois que j'ai immortalisé un mirage : une fata morgana.
Connaissiez-vous ce phénomène ?
Une perturbation des rayons lumineux lorsqu'ils passent à travers un gradient thermique (variations de températures) dans l’atmosphère, peut donner l'illusion que des objets réels (bateaux, îles) flottent, ou créer des objets virtuels (îles, immeubles, châteaux) à l'horizon.
Regardez, j'ai recadré l'image. Le bateau est bizarre, l'île semble flotter et on a comme un bout de rocher en lévitation à droite.
Les voiliers sont de sortie.
Visite terminée. Les copains sont de retour.
Maintenant, direction Ravenoville où devons retrouver Serge, Anne-Gaëlle et Elisa pour manger des moules frites.
Ah ? Il n'y a plus de moules en ce moment ?
C'est ballot 😏
Tant pis, nous ferons sans...
Promenade digestive ensuite à nouveau sur la plage.
La mer est toujours aussi calme et elle descend.
Petites maisons colorées de la plage de Ravenoville.
A nouveau les îles Saint Marcouf qui sont cette fois bien posées sur l'eau.
Aller, on change de coin ?
Nous voici maintenant à l'incontournable Sainte Mère l'Eglise.
Depuis le temps qu'il est accroché là-haut, il doit trouver le temps long pauvre gars 😊
Je ne sauterais pas avec ce parachute 😄
De retour au manoir, c'est l'heure d'une petite bière pour désaltérer ces messieurs.
Une lourde tâche leur est confiée.
Préparer le barbecue de ce soir.
Ca va les gars ? Ce n'est pas trop dur ? 😂
Pendant ce temps, les dames ne sont pas en reste.
Voyons voyons, qu'allons-nous manger ?... Croyez-nous que nous allons avoir assez ? 😂
Et je n'ai pas photographié les 5 grosses glacières qui sont dans l'arrière cuisine !
Bon appétit !
Dîner aux chandelles comme de vrais châtelains. La preuve ! 🤣
Dimanche septembre : c'est là que nous volons 😉
9h15 : cette fois le rendez-vous a lieu à Ecausseville, au hangar à dirigeables.
Terminé en 1919, il abritait autrefois les dirigeables de la Marine française.
150 m de long, 24 m de large et 30 m de haut. Impressionnant !
C'est dans ce harnais que nous allons nous glisser à plat ventre pour accéder aux ailes et voler comme un oiseau.
Enfin, on va essayer...
Après le briefing, c'est notre Coucou qui est le premier à tester.
Il faut d'abord glisser la tête et le buste dans la partie avant,
puis remonter les jambes
pour les allonger à l'arrière.
Notre copain Le Coucou va enfin pouvoir se prendre pour un oiseau, ce qui n'a pas l'air de lui déplaire..
Mirabelle effectue la prévol.
Essais de manipulation des ailes avant le largage...
Vu sa tête, je crois pouvoir dire qu'il savoure ce décollage.
Il restera béat ainsi la plupart de son temps de vol 😊
Il se débrouille bien aussi.
Il s'applique 😄
Super chaussettes Jean-Michel ! 😊
Et le voilà arrivé au plafond.
Ensuite, c'est à moi de jouer.
J'ai du mal à intégrer qu'il faut manœuvrer à l'inverse du paramoteur pour tourner : ramer à gauche pour tourner à droite et non l'inverse.
Je ne parviens pas à prendre de la hauteur, je ne suis pas très douée...
L'heure avançant, l'air s'est réchauffé et devient moins porteur. Mirabelle m'a donc fait redescendre pour oter un peu de lest et je rejoins enfin le plafond.
Je n'actionne pas très bien les ailes. La position est particulière et mes épaules sont crispées.
Le plus sport, c'est rejoindre la plateforme pour rattacher l'aéroplume à son amarre.
La rénovation programmée pour ce hangar n'est pas inutile. Il y a des trous dans le plafond.
Qu'est-ce que tu bricoles Serge ? Tu vas à la pêche ? 😄
La trajectoire de l'aéroplume est contrôlé d'en bas, pour éviter qu'il ne frotte contre les parois du hangar. C'est très fragile et l'entretien est très coûteux.
Mirabelle a donc la possibilité de le retenir à l'aide de 2 grandes lignes qui descendent jusqu'au sol.
Anne-Gaëlle maintenant, qui écoute attentivement les consignes.
Comme si elle avait fait ça toute sa vie.
Hé mais dites-donc vous 2 ! 😂
Sous la grande grille que vous voyez au sol, il y a une fosse avec de l'eau et lorsqu'on passe au-dessus, on peut voir notre reflet. C'est trop chouette !
Comme une chrysalide...
Selon le poids du pilote, du lest est ajouté ou retiré pour correspondre à la portance de l'aéroplume.
Des petits sacs sont glissés dans différentes poches ou ôtés selon le résultat à obtenir.
avant de trouver les bons gestes pour prendre de la hauteur.
Sur la photo qui suit, on peut voir 2 lignes bleues qui descendent. Ce sont elles qui permettent de diriger le ballon depuis le sol en cas de besoin.
Au Mimi maintenant.
Ajustement du lest.
Demi-tour,
re-demi-tour.
Impeccable !
La dernière sera Clarisse, la plus légère.
Elle va voler sous un aéroplume plus petit, adapté à son poids d'adolescente.
Les ailes ne sont pas tout à fait les mêmes.
Nickel Clarisse !
Elle se débrouille comme une cheffe.
Une dernière photo avec le trompe l’œil en arrière plan
et les baptêmes sont terminés.
Il n'y a que 2 endroits au monde où vous pouvez vivre cette expérience de l'aéroplume : dans ce hangar à dirigeables d'Ecausseville et dans le Gard, à la grotte de la Salamandre.
Laissez-vous tentez si vous en avez l'occasion. Vraiment c'est une expérience exceptionnelle : de la douceur, de la poésie dans une ambiance irréelle, un excellent accueil et l'occasion de visiter une région magnifique...
Il fait beau, il fait chaud, les prévisions météo annoncées sont très bonnes et les champs de colza sont en fleurs...
Mon enthousiasme à voler est bien émoussé et le trac n'arrange rien. Je n'arrive pas à me reconnaitre. Je me déçois...
Je dis au Mimi : -"si je ne vais pas voler ce soir, je peux vendre mon matos tout de suite !"
Il y a des fois : -"il faudrait que..." et ma cervelle répond : - "non, je n'ai pas envie", alors mon corps refuse de l'entendre et m'emmène là où il a décidé.
Serait-ce ma bonne conscience ?
Ce soir elle semble prendre les choses en main et en plus Jean-Michel parait aussi décidé à ne pas laisser passer ce beau créneau.
Il a dû croiser les doigts très forts pour que nous allions au terrain aujoud'hui, car son seul véhicule dispo en ce moment ne peut pas accueillir son paramoteur dans son coffre. Il nous a donc demandé si nous pouvions lui transporter dans notre Jumpy.
Hi hi hi, j'aurais dû lui dire non 😂
Par chance, l'herbe de notre jachère n'a presque pas poussé pour l'instant. Il faut par contre faire attention aux trous faits par les sangliers. Il ont retourné le terrain à quelques endroits.
Merci à Tom pour ces photos prises il y a 2 jours.
Ce soir c'est décollage avec les roulettes : vent 6 km/h avec des rafales à 15.
Mais avant toute chose bien sur, appel à la BA105 où je suis toujours aussi aimablement reçue. Ca fait vraiment plaisir.
Le GMP de Jean-Michel a tellement envie de prendre l'air aussi que pour une fois, il démarre au quart de tour à la grande surprise de son propriétaire 😄
C'est lui qui décolle le premier, avec un tour de frein malgré une prévol attentive (c'est le problème de ne pas pratiquer souvent...)
Puis c'est à mon tour de m'envoler à peu près correctement quoique je me suis retrouvée avec le pouce gauche coincé dans les 2 A...
Ne me demandez pas comment j'ai fait, je n'en sais rien 🙄
Bref, nous voici en l'air tout les deux.
Mon fiancé reste au sol avec Tom qui n'a pas encore reçu sa licence de pilote.
L'aérologie est vraiment impeccable : rafales de vent = 0 et la température doit flirter avec un peu plus de 20° entre 1000 et 1200 ft.
En plus le colza est presque à son maximum de floraison.
Ce petit "cube" est probablement une cache pour compter le gibier.
Le colza n'est pas tout à fait en fleur et les champs n'en sont pas tous au même stade.
C'est toujours aussi magnifique.
🎶 Des p'tits trous, des p'tits trous, 🎶 toujours des p'tits trous... 🎶
Et ça sent bon même si le parfum est un peu particulier.
Vert et jaune, nous sommes bien en avril.
Je ne vous cache pas que je me suis lâchée sur les photos, ça faisait trop longtemps...
Je retrouve mes amis les travailleurs de la terre. Ils ont dû se demander où nous étions passés.
Les merisiers sont aussi en fleurs
comme les pommiers.
La chocolaterie de Mesnils-sur-Iton. Ca aurait pu aussi sentir la bonne odeur du chocolat mais pas ce soir.
Damville et ses étangs.
C'est vraiment un très beau jaune et si lumineux avec ce soleil.
Ce tracteur est arrêté : est-il au téléphone ou nous regarde-t-il ?
Je ne dépasserai pas les étangs. J'ai envie de retourner butiner les fleurs à ma manière.
Damville encore avant de faire demi-tour.
Le tracteur est toujours là. S'il était en panne j'imagine qu'il y aurait quelqu'un à côté.
Je préfère être dans ma chaise volante à roulettes plutôt qu'enfermée dans une caisse vitrée à 4 pneus, par cette belle météo.
Je vous ai prévenus que je m’étais lâchée sur les photos ! 😄
Difficile de s'en lasser il faut dire...
L'aérologie est hyper calme.
Il fait surement plus de 20° en vol et c'est très agréable.
Ca bosse.
Ici passe une ancienne ligne de chemin de fer. Elle est dans l'ombre et du coup à peine visible.
J'adore l'heure à partir de laquelle les ombres s'allongent.
Il a beau avoir déployé ses ailes, il ne volera jamais 😄
Attention aux cocottes !
Jean-Michel a aussi fait demi-tour
et il joue le mannequin.
On aime tous avoir une photo sympa de notre voile en vol et au-dessus du colza, c'est chouette.
Dommage que ce champ ne soit pas encore au maximum de sa floraison.
Comme par hasard, il se met à la portée de mon objectif le filou et bien sûr, je me prête au jeu.
Presque en plein dans le mille !
Mon fiancé et Tom tapent la discute en attendant.
Le second doit regretter de ne pas avoir encore reçu sa licence de pilote.
Pas de brevet, pas de vol. Nous n'avons pas réactualisé nos instructorats, nous ne pouvons donc pas le faire voler.
C'est vraiment dommage...
Ca va ? Vous n'en n'avez pas assez de tout ce jaune ? 😂
Un peu de blanc pour changer.
Le printemps est vraiment une belle saison.
Jaune !!! Yellow, gelb, amarillo, giallo...
Merci les traducteurs 😊
L'heure avance mais il reste encore du temps pour virevolter.
Personne à la mare ce soir : pas de jeunes en voiture ni de camping-car stationné.
Quel magnifique arbre ! Il ne doit pas être tout jeune.
Ces champs demandent encore à fleurir.
La lumière diminue d'intensité.
Tiens, revoilà le loulou et sa Piper. Elle claque bien sur le vert !
Et celle-ci, j'adore ! Elle est superbe et très originale.
Posera, posera pas ?
Un passage bas pour le fun et pour les photos.
Jean-Michel se décide à revenir sur terre.
Et je fais ensuite de même après 1h15 de balade aérienne.
Alors que je rappelle la BA105 pour prévenir que nous avons posé : -"...ah je vous reconnais ! Ca fait longtemps que je ne vous ai pas eue. Bla bla bla, bla bla bla..."
Ils sont vraiment très cool nos militaires. On a de la chance.
Toutes les conditions étaient vraiment idéales : aérologie, température, paysage lumineux... Je ne regrette vraiment pas d'être venue. Ca aurait été très dommage de rater ça.
Oui alors, fêtons ce vol exceptionnel !
Mais il manque quelque chose... le saucisson sec et les cahuètes du Coucou... 😌
Toc toc toc ! Y a t-il encore du monde qui passe par ici ?
Pardon de vous avoir délaissés. Ce fut un peu compliqué ces derniers temps côté personnel et les vols sont si rares.
Ma motivation à voler a aussi bien changé...
Aujourd’hui nous sommes allés retrouver Tom qui fait sa formation paramoteur avec Yves.
Frédéric est là aussi.
Le vent est plutôt fort et ne devrait pas baisser.
C'est le moment de tenter un décollage à pieds.
Ca faisait un moment que j'en avais envie mais il me faut du vent pour atterrir sans prendre de risque pour mon genou fragile. Je ne pense pas qu'il supporterait une arrivée rapide.
Aujourd'hui c'est l'occasion.
Je commence par un peu de gonflage. Ca ne fait jamais de mal et ça me permet d'avoir une idée de l'aérologie.
Pendant ce temps là, Tom travaille ses décollages et atterrissages.
Cette voile ne vous rappelle rien ?
Défaut de parapentiste. Redresse toi Tom !
Yeah !
Heureux le zozio !
Je retourne ensuite au camion monter ma machine.
Je mets du mélange dans le réservoir et fais tourner le moteur qui est vraiment facile à démarrer.
Frédéric qui ne semblait pas très partant compte tenu de la météo peu engageante, en me voyant me préparer se décide finalement à faire un petit tour dans le ciel pour nous accompagner.
Je fais bien attention de m'attacher correctement dans ma sellette, après avoir vérifié à 2 reprises que mes élévateurs sont correctement passés dans les mousquetons des cannes de l'Eclipse.
Puis casque, radio, gants... pas d'appareil photo ni de GPS. Compte tenu de l'heure et de la météo, je resterai dans le bocal et vu le triste ciel, inutile de m'encombrer.
Le décollage se passe plutôt bien, après un 1er lever de voile lâché un peu trop tôt.
A l'atterrissage je ne peux que remercier Aline la conjointe de mon pilote, qui s'est trouvée coincée dans les bouchons parisiens et à qui j'ai pu prendre la place.
Entre les voyages et la jachère qui n'était plus praticable depuis fin avril, nous n'avons pas encore eu l'occasion de quitter le sol cette année.
Pas suffisamment motivés je l'avoue pour pendre les quelques créneaux matinaux, nous avons dû attendre jusqu'à aujourd'hui que notre jachère soit à nouveau broyée et propre.
Nous retrouvons Jean-Michel au terrain.
Lui non plus ne s'est pas dégourdi l'aile depuis l'année dernière.
Nous faisons bien attention à ne rien oublier dans notre préparation.
L'espacement des vols a tendance à nous faire oublier la "routine" nécessaire à la sécurité.
(Canalblog étant de moins en moins pratique pour nous inciter à passer en site payant, je m'adapte en ne mettant plus que le lien menant à la vidéo...)
Après que le Mimi m'ait préparé le chariot, je vais me mettre en place en tentant de trouver le bon axe du vent plutôt changeant.
Et forcément une fois prête, il est maintenant passé assez travers.
J'attends voir s'il se décide à revenir comme tout à l'heure, mais en vain...
Ma moitié qui s'impatiente, m'incite à décoller quand même.
Je mets donc les gaz, fait monter ma voile qui bien sur part de travers.
Je corrige en tirant sur mon frein gauche mais je ne remonte pas ma main assez tôt ce qui induit un gros roulis... mais ouf, ça passe...
Quel déco de m.... !
Ne faite jamais quelque chose si vous n'en avez pas envie.
Il aurait été préférable que je me dégrafe et que j'axe à nouveau ma voile et mon chariot correctement...
Bref, me voilà en l'air.
Le Mimi se prépare à décoller à son tour.
Tom un petit jeune que j'initie au gonflage pour lui permettre de mieux démarrer son stage de parapente qui approche, nous a rejoints pour découvrir notre activité.
On arrive après la bagarre : les champs sont déserts et vides de toute récolte.
L'église des Essarts.
Ilot de verdure.
Pendant ce temps, le Mimi est entrain de préparer un second décollage, mais sur roues cette fois-ci.
L'un de ses genoux est devenu capricieux et il est temps de l'épargner.
Il a trouvé un tricycle d'occasion, qu'il a pu adapter sur son Atom R-Ultralight.
Face au vent, ça décolle tout seul.
Et le plan d'hélice n'a pas l'air mal.
Merci Tom pour la photo 👍
L'aérologie est bonne malgré un vent qui ne sait pas trop dans quel sens souffler.
Je continue ma balade.
Il y a encore du grain de stocké à l'extérieur du silo.
Les ombres s'allongent annonçant la fin de journée qui approche.
Le paysage est tristounet, mais heureusement le travail des hommes de la terre agrémente le vol.
"Boutonnière" routière.
La lumière n'est plus adaptée à la photographie.
Encore quelques rayures et un jacquard
et je range mon Canon dans sa sacoche.
Après 1 heure de vol, je retourne poser après 2 ou 3 passages bas au-dessus du terrain.
Heureusement que nous avons toujours un peu de rab pour le débriefe, ça permet à Christophe venu nous saluer, d'en profiter également.
Le papotage dure jusqu'après la nuit.
Hey les gars, n'oubliez pas que vous bossez demain !
Bon hé bien ça ne fait pas de mal en tout cas, de revoir la planète d'en haut 😉
Nous nous levons tranquillement parce nous ne nous sommes pas couchés de bonheur et la matinée se passe gentiment après avoir pris notre temps pour le petit déjeuner.
Je confirme que le froid est très fatiguant et nous sommes un peu nases. Nous économisons nos forces pour tout à l'heure.
Cet après-midi, nous sortons pour une promenade en raquettes.
Toutes les excursions partent du même bâtiment alors c’est à nouveau après un petit 15 minutes à pied que nous arrivons au chalet.
Dehors toutes les paires de raquettes nous attendent étalées sur le sol. Il n'y a plus qu'à glisser les pieds dedans.
Ce n’est pas très évident à enfiler lorsqu'on n’est pas habitué, mais avec un peu de patience on y parvient.
Une fois tout le monde équipé, nous partons pour 4 kilomètres de sentier dans la forêt.
A un moment donné, nous devons marcher dans la poudreuse ce qui est un peu plus technique.
Pour épargner mon genou faiblard, j’attends que les autres aient fait le passage. C’est plus facile 😄
Et comme à chaque fois, nous avons droit à une petite pause dans une cabane
avec un feu de bois et un bon jus de baie qui réchauffe.
Au moment de repartir comme il restait un peu d’eau dans le thermos, l'expérience est faite de jeter le liquide encore chaud en l’air et celui-ci gèle instantanément.
(J'ai changé mon fusil d'épaule pour la présentation des vidéos, sinon ça me fait une grand vide après le paragraphe qui la précède... Il suffit juste de cliquer sur le lien pour y accéder)
Il faut dire qu’il fait moins 22 degrés… mais nous n’avons toujours pas froid.
Et je me retrouve encore avec mon bonnet plein de glace. Le givre se dépose même sur les cils.
Le givre se dépose même sur les cils.
Le résultat est impressionnant.
Pour les lunettes, c'est plutôt pénible. La buée qui s’y dépose gèle aussi. Voilà pourquoi je n’arrivais pas à m’en défaire !
Comme j'ai la chance de pouvoir voir clair sans lunettes qui ne me sont utiles que pour lire, elles passeront le séjour dans la poche.
Les produits soi-disant antibuée qui se trouvent dans le commerce, c’est comme les gants tactiles, ça ne fonctionne pas…
Après avoir rendu le matériel,
la fin de journée se passe aussi tranquillement que la matinée, surtout que demain on se retrouve avec 2 excursions.
Quand j’ai réservé le voyage, j'en avais choisi une par jour mais il était bien précisé que ça pouvait être modifié en fonction des conditions climatiques et c’est ce qui s’est passé.
Après dîner, le téléphone fait bien quelques bips, mais l’activité solaire semble faible et le ciel est complètement couvert. J'ai beau regarder régulièrement, on ne voit même pas les étoiles.
Donc, il n'y aura pas d'aurore ce soir.
Par contre vous me connaissez, je n’ai quand même dormi que d’un œil et le second était tourné vers la baie vitrée, mais en vain...
Sous le porche de l'hôtel à l’abri, il fait – 19°.
Je crois que quelqu'un a dû bloquer le thermomètre parce que toute la semaine, il est resté à – 19°.
Nous décidons de ne pas mettre la combinaison grand-froid parce que nous allons prendre le car pour nous rendre dans une ferme de rênes et faire du traineau. On ne devrait pas avoir froid.
J'enfonce ma casquette en polaire sur les oreilles, je ferme bien ma parka, je cache mon nez derrière mon cache coup, je mets mes sous-gants en polaire puis mes moufles en duvet de canard.
J'enfile la paire de chaussettes en mérinos, la paire de chaussettes de ski plus la paire de chaussettes en laine, chausse les gros godillots et on y go.
À l'entrée de la ferme, il y a un grand rêne mâle. On sait que c'est un monsieur parce qu'il n'a plus qu'un seul bois.
Le dernier d'ailleurs, ne devrait pas tarder à tomber, il est tout sanguinolent.
Il est attaché là pour qu’il se familiarise avec les gens. Ces animaux sont semi-sauvages.
Nous sommes installés dans le traineau, sur une peau de rêne et le convoi démarre tout doucement.
Chaque bête est attachée au traineau de devant, ce qui les empêche de s’écarter du chemin. Elles se suivent toutes à la queue leu-leu et on avance gentiment.
Quand à la peau de rêne sur laquelle nous sommes assis... je ne vous raconte pas comment les poils accrochent au pantalon. Impossible de s'en défaire !
Le petit convoi déambule tranquillement sur le chemin et la neige crisse sous les patins. L'ambiance est feutrée, c'est très sympa.
A un moment on sort du bois et ça tombe pile poil au lever du jour.
Quelle superbe lumière ! Un lever du jour pas tout à fait comme chez nous. Les lueurs ne sont pas tout à fait les mêmes.
Après 30 mn de promenade, nous allons dans leur enclos où nous pouvons leur donner à manger quelques granulés et du lichen.
Mais les bestioles ne sont pas folles. Elles boulottent d'abord le lichen dont elles raffolent et laissent les 3 quarts des granulés.
Nous clôturons la visite avec un bon jus de baies auprès d’un feu de bois.
C'est légèrement sucré et très agréable à boire dans une ambiance feutrée.
Il ne nous reste plus maintenant, qu'à retourner à l'hôtel pour déjeuner.
A même pas 1 km du centre de Luosto, il y a une colline sur laquelle se dessinent 7 petites pistes de ski.
Cette petite montagne nous masque le soleil. Comme il ne monte pas très haut, il ne sort jamais de derrière. Dommage.
L'après-midi nous entreprenons d'y monter à pieds, pour aller voir ce que l'on y voit depuis son sommet.
Tranquillement, avec la tenue grand-froid cette fois-ci parce que ça pique quand même; après une bonne grimpette et quelques marches,
nous arrivons tout en haut
pour découvrir la récompense : un très joli panorama.
La buée dégagée par ma respiration derrière mon cache-cou, a gelé sur le bord de mon bonnet... 😄
Il n’est que 14h47 mais le soleil est déjà proche de l’horizon et le ciel est tout orangé.
Nous profitons du paysage puis nous redescendons. Il ne faut pas trop trainer à parce que mine de rien ça fait encore un petit bout pour retourner à l’hôtel et il vaut mieux que nous rentrions de jour.
En fait en ce moment, le soleil se lève à 9h55, culmine à 12h30 et se couche à 15h.
Arrivés en bas de la colline vers à 15h30, il ne fait toujours pas complètement nuit.
Les pistes sont allumées.
15h45 : il "fait bleu". La nuit n'est toujours pas là.
Chez nous, dès que le soleil "touche" l'horizon il descend ensuite très vite. Mais ici, il met beaucoup plus de temps à "s'éteindre"
C'est assez étonnant et perturbant. Nous sommes complètement déboussolés.
Ceci dit, ça nous permet quand même de pouvoir admirer Mars bien reconnaissable à sa couleur orangé et Venus très brillante, même si elle est minuscule sur la photo qui suit.
De retour à notre chambre, nous ne sommes pas mécontents de retrouver un peu de chaleur, même si encore une fois nous n'avons pas eu froid.
Mais mine de rien, je crois que c'est assez fatiguant ce climat.
Après dîner, j'étudie le programme de demain. Ce sera la ferme aux chiens.
Et puis alors que je m'apprête à faire du tri dans mes photos, les alertes aux aurores boréales commencent à biper.
Ooooh !...
Je mets mon appareil photo dans sa sacoche que je dépose sur la terrasse pour qu'il refroidisse progressivement.
De cette manière, j'évite un choc thermique en allant dehors au froid, qui formerait de la condensation dans l’objectif et le boîtier.
Donc je mets mon petit bazar sur la terrasse et je prépare mes affaires comme si j'allais ressortir tout à l'heure.
On continue à bricoler...
Bip bip bip bip bip et ça y va, ça y va. Le téléphone ne sait plus où donner de la tête.
Michel, on y va ?
Et on renfile les 3 couches de chaussettes, la doudoune, la combinaison grand-froid, les grosses chaussures, les gants et cette fois, les moufles qu'on nous a prêtées parce que les Décathlon sont trop justes.
Mes gants en polaire sont trop épais pour servir de sous-gants. Mes mains se retrouvent trop serrées.
L'intérieur des autres est en grosse laine et j'ai de la place. Je verrai bien.
Gros bonnet sur la tête et encore le cache coup en foncé au dessus du nez, je prends le trépied et on y va. Nous allons rejoindre un endroit dégagé qui nous a été conseillé.
On arrive sur place… et oui ! Elle est bien là, du vert et même du mauve. Elle est un peu moins puissante que la précédente, mais on en profite mieux parce qu'on peut la voir traverser tout le ciel.
Waou !
J'installe le pied, j'installe l’appareil photo, j'essaie de faire mes réglages et puis t'as beau prévoir des gants soi-disant tactiles, c'est tactile de rien du tout, mon œil !
Alors ça m'agace, je me dis pourvu que ça reste assez longtemps pour que je fasse mes réglages.
Le trépied est de travers, je n’arrive pas… enfin vous savez comment c'est quand on s'énerve, on veut bien faire et tout va mal.
Je lâche le gant, je le mets dans ma poche et je reste main nue et finalement, même si j'ai un peu froid aux doigts, je passerai la soirée comme ça.
Cette fois encore, l'aurore danse doucement. Elle change de forme, change de couleur, c'est vraiment fascinant.
Dommage, je ne peux pas tout rentrer dans mon appareil photo malgré mon grand angle.
Je joue avec les réglages pour faire apparaître au mieux le phénomène qui à cet instant s'est estompé.
J'ai dû augmenter les ISO, ce qui fait ressortir la neige et permet d'apercevoir le lac gelé au bord duquel nous nous trouvons.
C'est impressionnant comme ça change tout.
Je prends aussi le temps de regarder avec mes yeux pour fixer ce spectacle à jamais dans ma cervelle et vivre pleinement ce dont je rêvais depuis longtemps.
C'est tellement incroyable, on ne peut pas imaginer à quel point lorsqu'on ne le vit pas en direct.
Je suis contente parce que le Mimi qui ne voulait pas aller au froid, qui rechignait un peu à venir en Laponie, eh bien il se prend au jeu, il ouvre grand les yeux et profite aussi.
Les 2 photos qui suivent ont été prises à 2 minutes d'écart.
Le temps se voile, des nuages arrivent, l'aurore s'efface peu à peu...
Un sursaut ?
La pollution lumineuse commence à jouer les trouble-fêtes en se reflétant dans le voile nuageux.
0h15 : on est là depuis 22h15 et le froid commence à se faire bien sentir cette fois.
Aller hop ! je remballe. On va aller se réchauffer sous la couette.
Régulièrement durant cette nuit, je me réveillai pour vérifier par la baie vitrée visible depuis mon lit, qu'il n'y avait pas une petite lumière verte qui dansait entre les arbres.
Malgré tout, j'ai dû faire de beaux rêves même si je ne m'en rappelle jamais.
Comme à chaque fois que j'ai la chance d'avoir un hublot dans l’avion, je fais tout le vol le nez collé au carreau.
Le vol se termine. On atterrit, on récupère nos bagages et on prend le car pour aller à Luosto.
En roulant, à un moment donné le Mimi me dit :
-"Regarde derrière, regarde le ciel !"
Et effectivement...
J'ai découvert ça peu de temps avant qu'on ne parte, ce sont des nuages stratosphériques.
Il faut qu'il fasse entre - 70° et - 80° en très haute altitude, pour qu'ils se forment
Ce sont des cristaux de glace et de l'acide nitrique; à savoir que ce dernier n'est pas bon du tout pour la couche d'ozone.
Ces couleurs nacrées ne sont visibles, qu’à l’aube ou au crépuscule et il faut que les rayons du soleil tapent au bon angle.
On a donc beaucoup de chance d'être au bon endroit au bon moment. Le voyage commence bien.
En route, on s'aperçoit que finalement il n'a pas l'air d'y avoir tant de neige que ça.
Bon, tant pis, on verra bien.
On arrive à l'hôtel, on descend les bagages et il faut ressortir aussi tôt parce nous devons aller chercher les tenues grand froid.
15 minutes à pied et nous y voilà.
On nous demande notre pointure et après un petit coup d'œil à notre stature, on nous donne des gants, une combinaison grand froid, des chaussures bien sûr et des chaussettes.
Pour les chaussettes, pas de souci avec la taille, ce ne sont que des grands tubes en laine.
Nous retournons ensuite à l'hôtel faire les essayages et c'est là qu'on rigole.
On enfile toutes les couches :
1) la couche de mérinos, la couche de polaire, les chaussettes de ski.
2) la doudoune, le pantalon en polaire, les chaussettes en laine
3) et on enfile la combinaison qui fait bien 3 kilos à elle seule.
Pas facile de mettre ça par-dessus des gros habits, mais on y arrive.
Nickel !
Bon, il n'y a plus qu'à tout retirer maintenant et à se reposer parce que franchement, on est debout depuis très tôt et on commence à fatiguer.
On déballe les affaires, on range tout ça et puis on s'aperçoit que la salle de bain est chauffée par le sol.
Ca, c'est important pour la suite.
En tout cas c'est bien agréable. Quand on est sur les toilettes, on a les pieds au chaud.
La chambre ouvre sur une grande terrasse
et si vous sortez juste avec un polaire sur le dos, en même pas une minute vous sentez le froid vous piquer jusqu'aux os. Impressionnant !...
Donc vite, vite, je referme la baie vitrée et on va manger.
Cette semaine, le jour se lèvera vers 10h et se couchera vers 14h30.
C'est assez particulier comme ambiance.
Je retourne sur le balcon après avoir cette fois-ci enfilé ma doudoune
et là, quelque chose me paraît bizarre dans le ciel.
Au même moment, j'entends des gens dirent : -" il y a une aurore ! Il y a une aurore !"
Tout le monde sortait : -" il y a une aurore !"
Effectivement une belle aurore bien lumineuse était là juste au-dessus de nos têtes.
Vite, vite, vite, je sors mon appareil photo, mon trépied et tout le bazar, et j'y vais, je mitraille, je mitraille.
Il parait que c’est une petite…
Dommage, on n'a pas eu le temps de se repérer et on est dans la forêt alors elle est partiellement cachée.
Et je n'ai pas eu le temps de bien faire ma mise au point. Je suis un peu déçue parce que ce n’est pas comme j'aurais aimé. Tant pis.
Quelle chance, les nuages stratosphérique à peine sortis de l'aéroport, une belle aurore ce soir dès le jour de notre arrivée, franchement !
Ah je jubile mes chers lecteurs, si vous saviez combien je suis contente, si vous saviez combien c'est magique de la voir danser, tout doucement comme ça, sous vos yeux.
Je m'intéresse aux aurores boréales, mais aussi à tout ce qui touche le ciel en fait.
Et même si elle a commencé à s'éloigner maintenant, ce soir la météo semble vouloir nous laisser observer la comète Tsuchinshan-Atlas (nom de code C/2023A3) aussi surnommée "la comète du siècle"
Comme nous devons pouvoir l'apercevoir en début de nuit, je me suis postée en-haut de notre petite vallée pour attente que le jour termine de s'éteindre.
Une petite brume provoquée très probablement par la rivière en contrebas, commence à se former.
Mais celle-ci se transforme en brouillard
Il gagne du terrain
A part les avions je ne vois pas de comète. Les étoiles ne se sont même pas encore allumées.
Et ce fichu brouillard qui se rapproche de plus en plus...
Il va m'avaler et forcément, masquer le ciel...
Naaaaannnn, je refuse !!!
Hop, hop, hop !
Je saute dans ma voiture avec le matériel photo pour m'éloigner de la vallée, mais le brouillard semble vouloir s'étaler partout. Il faut faire vite.
Finalement, je pose à nouveau mon trépied au bord de la route à 2 km de là, sous une ligne à haute tension. Je n'aime pas vraiment ça, mais c'est l'endroit le plus dégagé.
Je ne sais pas trop où il faut chercher la comète.
Je scrute le ciel tout à tour avec mes yeux... avec les jumelles... tiens, tiens... je vérifie dans le viseur de l'appareil photo et...
Ouiiii, je l'ai !!!
Les fils électriques m'aident à la repérer.
Je jubile.
A l’œil nu, on la prend pour une simple étoile du fait de son éloignement, mais la magie de la cellule photographique fait encore son œuvre et révèle très bien sa queue.
Il était temps, le brouillard a continué sa progression et m'encercle maintenant.
Un dernier cliché pour la lune
et je rentre chez moi toute heureuse d'avoir immortalisé la comète du siècle, pendant le seul petit créneau offert par la météo ces jours-ci.
Ca faisait belle lurette que nous n'avions pas retrouvé Jean-Michel au terrain, cool !
Ce soir il y a du vent mais celui-ci devant baisser, j'ai quand même choisi de décoller en chariot pour éviter un atterrissage à pieds trop rapide pour mon genou fragile.
J'ai un peu d’appréhension pour le lever de voile, ça fait longtemps que je ne me suis pas envolée sur mes roulettes avec du vent un peu fort.
Aller, j'y go... ça monte... et j'entends un bruit style suspente dans l'hélice...
Je coupe le moteur.
Bizarre, tout semblait bien aller et à priori, aucune suspente n'a été touchée.
Le Mimi m'aide à remettre tout en place et cette fois-ci, le décollage se passe bien.
Il y a pas mal de vent là-haut mais ça vole plutôt bien. L'aérologie est largement correcte.
Par contre, la belle lumière est aux abonnés absents.
Ce sera donc un vol relax pour mon APN.
A part ce scooter tout rikiki, il n'y a personne dans la plaine.
Alors le Canon se reposera durant le reste du vol.
Le saucisson sec et les cahuètes du Coucou nous manquent...
En fait j'aurais pu décoller avec mon Eclipse, le vent n'a finalement pas baissé d'un poil.
Les créneaux de vols se raréfient vraiment et c'est général. On ne risque pas de faire une overdose...
C'est moche !...
Après une vérification plus approfondie, je n'ai pas abîmé de suspente. Je ne comprends pas à quoi correspond le bruit que j'ai entendu à mon 1er essai de déco.
Ca restera un mystère.
En attendant le prochain vol, voici une petite vidéo du Mimi.
Il semblerait que ce soir il y ait à nouveau une possibilité d'aurore boréale en France.
Alors dans la journée, je vais en repérage d'un endroit bien dégagé vers le Nord et sans trop de pollution lumineuse.
Et j'ai trouvé !
Ventusky annonce une importante nébulosité pour cette nuit, mais avec des percées.
Je vais quand même tenter ma chance.
21h45 : je me poste tout près de chez moi pour faire des "photos test"...
Voyez-vous ce que me révèle le capteur de mon appareil et que mes yeux ne voient pas ?...
Cliquez sur la photo pour mieux vous rendre compte.
Oui, oui, la bande rose...
Je n'hésite pas. Ni une, ni deux, je saute dans la voiture avec mon matériel et je retourne au spot que j'ai trouvé toute à l'heure.
Je préfère rentrer bredouille que rater un vieux rêve.
Le Mimi lui sceptique, choisit de rester à la maison.
Après avoir garé mon auto dans un petit chemin perpendiculaire à la départementale, j'installe mon trépied et mon appareil photo.
Il faut aussi que vous sachiez que suite à l'aurore boréale du mois de mai, un groupe Facebook "Aurores boréales en France" et un groupe Messenger ont été créés pour suivre ce phénomène.
Je ne suis donc pas seule dans ma campagne puisque je suis connectée en direct avec les membres partis également à la chasse.
22h15 : première photo, rien.
Mais je me rendrai compte plus tard sur l'ordinateur, que du vert se laissait déjà deviner à travers les nuages (au centre)
22h 20 : une bande de ciel m'intrigue.
A l’œil, je ne parviens pas à déterminer si c'est un nuage ou un "trou" par lequel on peut voir les étoiles.
Ce n'est pas noir, ce n'est pas blanc... du vert ?!...
La cellule de l'appareil photo me donne la réponse.
A l’œil, je ne distinguais pas le mauve.
Ouiiii du vert ! Quelle surprise ! 😲🤩
Je ne savais pas que nous pouvions en voir chez nous. Les photos qui ont circulé au mois de mai, ne montraient que du rouge.
Quelle émotion ! Je suis aux anges et complètement excitée.
Je ne peux pas m'empêcher de partager ça avec les membres du groupe Messenger, qui eux aussi se régalent de ce merveilleux spectacle et envoient également des images du moniteur de leur appareil photo.
Je l'envoie aussi au Mimi bien sûr, pour lui faire part de la bonne nouvelle.
Quel dommage que les nuages jouent les trouble-fêtes...
23h50 : changement de couleur !
Et elle devient bien visible à l’œil nu 🤩
C'est partout au-dessus de ma tête. J'exulte !... 🤩
Je continue en même temps de tenir le Mimi au courant ainsi que les membre du groupe Messenger qui font de même, excités aussi comme des puces.
Mon fiancé a fini par sortir et peut aussi voir ce ciel rouge depuis la maison.
Un court instant, le ciel se dégage un peu et j'arrive même à apercevoir un pilier.
00h25 : le ciel se referme, je repars.
Je rentre chez moi, heureuse comme tout d'avoir vu ma première aurore boréale.
J'espérais bien en voir une un jour, mais lors d'un voyage dans un pays du Grand Nord.
Jamais je n'aurais imaginé admirer ce phénomène près de chez moi.
Arrivée à la maison, je retrouve mon chéri sur la route et je me réjouis qu'il vive aussi ce moment exceptionnel.
Nous restons encore un moment là, le nez en l'air...
A minuit, on finit par rentrer.
Le Mimi va se coucher mais moi avant, je ne peux pas résister à charger mes photos sur l'ordi pour voir ce que ça donne.
J'irai me glisser sous la couette beaucoup plus tard...
Mais je n'ai pas envie de dormir après tout ça.
Mes yeux restent rivés du côté de la fenêtre que je vois depuis mon lit et lorsqu'ils commencent à vouloir se fermer... ils s'écarquillent soudainement !...
A travers les branches des arbres, je m'aperçois que le ciel est noir/rouge.
Ca remet ça !
Pourtant la fenêtre est orientée Sud-Ouest et non pas Nord, alors l'aurore doit couvrir la majorité du ciel...
Hop, hop, hop ! Je sors du lit, me rhabille et retourne à mon spot à côté de chez moi.
2h20 : c'est rouge partout au-dessus de ma tête. Quelle étrange ambiance fascinante.
Bien sur, je ne suis pas ressortie sans mon matériel photo 😄
2h35 : le brouillard monte et me fait retourner au lit pour de bon cette fois-ci.
Quelles heures incroyables je viens de passer !
C'est des images et de l'émotion plein la tête que mes yeux se ferment enfin 😴
Pourquoi les aurores boréales sont-elles vertes ou rouges ?
Les lumières que l'on peut voir danser dans le ciel lors d'une aurore boréale sont le plus souvent vertes mais elles peuvent plus rarement être aussi roses, rouges ou pourpres. Pourquoi ? C'est tout simplement une question de nature des gaz constituant les différentes couches de la zone de l'atmosphère où se forment les aurores boréales. En effet, selon l'altitude, on peut y trouver de l'oxygène, de l'azote, de l'hydrogène ou de l'hélium en des quantités plus ou moins importantes qui vont influer sur la couleur des aurores.
L'oxygène, très présent entre 120 et 180 km d'altitude, émet principalement du vert, mais aussi du rouge au-dessus de 150 km. Il est aussi plus dense que l'azote au dessus de 200 km, ce qui explique la prédominance du vert dans les aurores. L'azote est en revanche responsable pour les couleurs pourpre, rose ou violet que l'on peut voir dans les basses altitudes. Certains particules de diazote réagissent aussi avec l'oxygène, ce qui est une explication supplémentaire de la domination du vert. Enfin, l'hélium et l'hydrogène produisent de plus rares aurores bleues ou mauves.
En mai dernier, quelle ne fut pas ma déception de savoir qu'une aurore boréale avait été vue jusqu'en France et que j'avais raté ça...
Elle fut visible même jusque dans le Sud.
Comme j'ai pesté après les médias de ne pas avoir alerté la population de ce possible évènement !
Ca aurait changé un peu de la triste actualité qui nous est servie chaque jour.
Bref, après avoir "bavé" devant mon écran sur les superbes photos des amateurs d'aurores qui eux étaient au courant, j'ai pu m'abonner à une page Facebook "Aurores boréales en France" et j'en ai appris des choses...
Tous les 11 ans, le soleil s'énerve et de fortes éruptions solaires se produisent. Nous sommes en plein dans cette période, soit 2024/2025.
J'ai du coup téléchargé sur mon téléphone, rien que 3 applications qui pourront m'alerter pour les fois prochaines.et une 4ème pour savoir quelles sont les zones les moins exposée à la pollution lumineuse.
Et justement, il y a 48 heures SpaceWeatherLives annonçait une possibilité d'aurore pour ce soir.
22h45 : ni une, ni deux, je sors trépied, appareil photo et lampe électrique et me poste au bord de la route, près de chez moi.
Je sais maintenant qu'il est possible de ne rien voir à l’œil nu, mais que les cellules d'appareils photo peuvent révéler l'invisible.
C'est donc orientée plein Nord, face à la Grande Ourse, que je déclenche mon Canon de temps en temps.
Malgré les conseils photographiques lus sur la page Facebook du groupe, j'ai bien du mal à m’en sortir. Surtout avec la mise au point dans le noir. C'est loin d'être évident...
J'ai finalement réussi à obtenir ça.
Mettez-vous en plein écran et vous apercevrez une tache rouge à peine visible, entre l'avant de la casserole et la bande de lumière.
Il faut dire que le ciel était loin d'être dégagé...
Et quand j'éclaircis un peu l'image, voilà ce que j'obtiens.
Et si je prends une autre photo que j'éclaircis vraiment, j'obtiens ce résultat.
Vous avez déjà vu une aurore sortir du sol, vous ???
J'en conclus donc que tout ça n'est que de la pollution lumineuse hélas, puisqu'en plus personne d'autres n'en a vu ce soir.
Raté !
A minuit et demi, je décide quand même d'aller me coucher, en espérant qu'une autre occasion se présente.
Les éoliennes à l'arrêt, semblent me regarder avec leurs petits yeux lumineux.
Après l'épandage, voici le travail du lin.
Je pense que là, c'est un peu comme lorsqu'on fane le foin. Le lin est aéré et bien remis en place pour pouvoir ensuite être roulé en ballots.
Il y a probablement un terme agricole pour désigner cette opération, mais je ne le connais pas.
Guido nous le dira peut-être 😊
Gamaches-en-Vexin et sa charmante église.
Plusieurs grands oiseaux survolent les champs à très basse hauteur dont 3 grands rapaces que je ne sais pas identifier.
J'aurais pensé à des buses variables, mais la tête blanche me fait fortement douter.
Et vous, auriez-vous une idée même si les photos ne permettent pas de bien voir ces grands rapaces ?
Il y avait aussi des hérons, 2 cygnes et quelques grandes aigrettes blanches.
La lumière trop réduite ne m'a pas permis d'obtenir des images nettes de ceux-là.
Ah, ça commence à ranger au terrain. Il va falloir redescendre.
Le Gourou commençait à avoir soif 😄
Pour éviter le doute, il faut que je précise que Fred a inversé l'ordre des bougies bien sûr.
C'était une soirée bien sympathique pendant laquelle j'ai pu rencontrer Vanessa, un petit bout de bonne femme haute comme 3 pommes à genoux, qui apprend à voler et qui se débrouille très bien.
Bravo à elle !
La journée se termine avec une belle lumière de ciel.
Avant de nous quitter, voici 2 petites vidéos pour illustrer ces bons moments : celle de Fred puis celle de mon fiancé